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Melun

Ils sont passés de 400 versions de logiciels PDF à une seule

Ceci n’est pas une publicité pour un logiciel. C’est le récit de la création de la DMSI : la Direction Mutualisée des Systèmes d’Information de la communauté d’agglomération de Melun Val-de-Seine. Ils sont geeks mais sympathiques, et surtout… ça marche.

  • 16 des 20 communes de l’agglomération ont décidé d’adhérer au DMSI.
  • Le délai de réponse pour donner suite aux problèmes informatiques est passé de 12 heures à 29 minutes, le délai de traitement des problèmes de 16 à 5 jours en moyenne (pour les 6.000 demandes reçues par an).
  • La DMSI coordonne le passage au Très Haut Débit avec Orange et chaque mairie concernée : plus de 60.000 logements basculés vers le 100% Très Haut Débit sans aucune plainte après la fermeture du réseau cuivre et ADSL.

Direction la Seine-et-Marne accompagnés par notre partenaire Orange à la rencontre de Benjamin Cognard et de ses équipes de la DMSI. La communauté d’agglomération de Melun Val-de-Seine compte 20 communes, des plus peuplées comme Melun et Le Mée-sur-Seine aux plus petites, Lissy et Villiers-en-Bière. Toutes ont des problématiques et des besoins « informatiques » : matériels, logiciels, stockage de données, réseaux et télécommunications.

Toutes n‘avaient pas les ressources ni les moyens de les piloter (notamment les plus petites). Pire, toutes géraient différemment leur informatique, créant des multitudes de problèmes à commencer par le manque d’uniformisation des outils et méthodes de travail. Résultat, avec des dizaines de logiciels PDF différents eux-mêmes sous des dizaines de versions différentes… le territoire comptabilisaient des centaines de systèmes et versions de logiciels PDF. Pas si anecdotique.

Mutualiser les services informatiques du territoire

L’idée est simple, sa mise en œuvre plus complexe. Premier point, l’adhésion à la DMSI n’est pas obligatoire et se fait librement pour les communes. Son financement est assuré par les communes, qui cotisent, proportionnellement à leur nombre d’habitants. L’équipe est composée 35 personnes pour un rôle prépondérant dans la stratégie du territoire : le maintien aux conditions opérationnelles des 160 sites, des 220 serveurs, des 450 équipements réseau et des 190 applications ; l’aide à la dématérialisation et la gestion de la data ; la cybersécurité pour faire face aux 10.000 attaques mensuelles ; la modernisation des réseaux internet et télécom avec la bascule programmée du cuivre vers la fibre qui est déjà une réalité pour près de 60 000 logements raccordés au Très Haut Débit depuis 2023. 

« Notre mission, c’est d’offrir à toutes les communes y compris celles de 200 habitants la même qualité de service que pour une commune de 40.000 » explique Benjamin Cognard. Deux exemples concrets. Avant, chaque commune avait son NAS (Network Attached Storage) pour stocker ses données et son serveur physique. Les risques d’attaque, d’endommagement et de perte des données étaient très élevés. Aujourd’hui, tout est « hyperconvergé » au niveau de l’agglomération, tout est donc « hypersécurisé ». 

Deuxième exemple, l’audit complet du matériel, des lignes internet et téléphone et la modernisation des réseaux (en passant à la fibre) a permis d’économiser des centaines de milliers d’euros : 51.000 euros par an à Le Mée-sur-Seine sur budget de fonctionnement, 48.000 euros à Melun.

Le « Très Haut Débit » : meilleur ami de l’attractivité

« Pour attirer les entreprises, il faut un territoire ambitieux sur le numérique et la connexion – assure Benjamin Cognard. Pour attirer des habitants, avec l’essor du télétravail et la place du numérique dans nos vies, c’est la même chose. » En deux ans, presque tout le territoire a été raccordé à la fibre optique, garantissant le « Très Haut Débit » partout, dans les foyers comme dans les entreprises. La fermeture des réseaux cuivre et ADSL pour 12 communes du territoire en 2025 et 2026 a été anticipée et pilotée par les équipes d’Orange avec des équipes projet dédiées constituées par la DMSI et les communes. Aucune plainte n’a été signalée. Les élus des premières communes concernées ont partagé aux élus des suivantes les bonnes pratiques pour assurer la transition : communication vers les habitants, les professionnels et les entreprises du territoire, pilotage du projet et mise en valeur des nouvelles possibilités (comme l’installation plus efficace et économe de systèmes de vidéosurveillance). Un point de vigilance demeure sur la migration des bâtiments publics qui ne dépendent pas directement des communes (et donc de la DMSI) : tribunaux, hôpitaux, prisons. Pour réussir la bascule vers le 100% Très Haut Débit, les Ministères concernées en lien avec les Préfectures doivent anticiper au maximum leur migration auprès des opérateurs.

IA, open data… les futurs projets de la DMSI

L’important chantier de bascule vers le Très Haut Débit ouvre un nouveau champ des possibles. La DMSI mène des opérations de sensibilisation des communes aux bienfaits de l’IA, notamment pour mieux connaître les problèmes et opportunités d’optimisation des réseaux de transport ou des points d’apport volontaire des ordures ménagères dont les données sont toutes exploitables, exportables et analysables. Demain, l’IA pourrait faciliter les tâches les plus fastidieuses pour les agents sans les remplacer, simplement en leur faisant gagner du temps pour des missions plus « humaines ». Elle pourrait aussi répondre aisément à des demandes basiques des administrés.

Pour résumer cette belle journée, nous retiendrons ce slogan signé Benjamin Cognard : « À Melun Val-de-Seine, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. » Et si, demain, tous les EPCI la jouaient collectif sur le numérique ?

Par Raphaël

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