Saint-Maurice-sous-les-Côtes

Comment une école a redonné vie au village

À Saint-Maurice-sous-les-Côtes, la fermeture de l’école communale aurait pu sonner le glas. Pourtant, les élus ont transformé ce bâtiment en quatre logements communaux, répondant à un besoin criant tout en créant une nouvelle source de revenus pour la commune.

  • 4 logements aménagés dans l’ancienne école, tous occupés.
  • 1 million d’euros d’investissement, financé par l’État, la région, le département et EDF.
  • 33 600 € de revenus annuels grâce aux loyers, permettant de rembourser l’emprunt municipal.

À Saint-Maurice-sous-les-Côtes, en Meuse, la fermeture de l’école communale aurait pu être perçue comme un symbole de déclin. Pourtant, les élus ont choisi une autre voie : transformer ce bâtiment en un atout pour le village. Aujourd’hui, l’ancienne école abrite quatre logements communaux, rénovés avec des matériaux biosourcés et équipés d’une pompe à chaleur. Une initiative qui répond à un besoin de logements, redonne de la vie au centre-bourg et génère des revenus pour financer d’autres projets municipaux.

L’école, toujours au cœur du village

Le bâtiment n’a pas seulement changé de fonction, il a changé de rôle. Derrière les anciennes salles de classe, quatre appartements ont été aménagés, offrant un confort immédiat aux locataires. « On a 25 °C à l’intérieur quand il fait 35 °C dehors, et nos factures sont dérisoires », témoigne Valentin Cazeaux, installé dans l’un des logements avec sa compagne. Une terrasse couverte avec vue sur les Côtes de Meuse complète l’ensemble.

Comment ça marche ?

L’opération a coûté près d’un million d’euros, financés avec le soutien de l’État, de la région, du département et d’EDF. Les loyers perçus permettent de rembourser l’emprunt de 500 000 € contracté par la commune. À terme, une fois l’emprunt remboursé, les 33 600 € de revenus annuels viendront abonder le budget municipal.

Une partie de ces revenus a déjà permis d’aménager une nouvelle salle du conseil municipal, de maintenir un guichet de La Poste et de réorganiser les espaces de la mairie. Pour limiter les coûts, les élus ont même mis la main à la pâte en réalisant eux-mêmes certains travaux. « C’est un peu comme une colocation avec la mairie : on partage les murs, et tout le monde y gagne », résume Gérard Couly, le maire.

Réhabiliter plutôt que construire, pour limiter l’artificialisation des sols, d’accueillir de nouveaux habitants et de transformer un bâtiment coûteux en un actif rentable. Une autre manière de considérer le patrimoine communal : non plus comme une charge, mais comme un levier pour financer les investissements de demain.

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